Ascalaphidae Rambur, 1842 - Libelloides Schäffer, 1763
Libelloides ictericus (de Charpentier, 1825) - Ascalaphe loriot
syn. - Ascalaphus barbarus Latreille, 1807 (nec Linnaeus, 1768), Ascalaphus ictericus de Charpentier, 1825, Ascalaphus ictericus atlanticus Navás, 1913
de Charpentier T. 1825 - Horae entomologicae. - Wratislaviae.

On trouve parfois la variante orthographique icterus.

Cette petite espèce est plus terne que les autres Ascalaphes fréquents en France. L’Ascalaphe loriot présente une variation stationnelle au niveau de la taille, de l’extension et de la conformation des taches sombres, surtout aux ailes postérieures (Mazel, 2001). La sous-espèce corsicus est parfois élevée de manière arbitraire selon Mazel (2001) au niveau spécifique. L’espèce présente une grande homogénéité chromatique avec des variations d’intensité de couleur brune ou noirâtre (Puissegur, 1967).

Espèce assez commune dans le Midi de la France (Hyères) (Rambur 1842), Espagne et Portugal (Burmeister 1839).

Afrique du Nord depuis la Libye au Maghreb. Péninsule ibérique et sud de la France, Corse, Sicile. Découverte dans les Alpes-de-Haute-Provence en 2008 par Y.Dubois (Ecosphère – Photo ci-dessous). Plusieurs sous-espèces sont indiquées (Deliry & Faton 2017).

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©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

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Sud de la Crau, le 9 juin 2003
© Jean-Michel Faton et Josselin Arnaud


Hérault, Aude, Pyrénées orientales (Mazel, 2001), Gard et Var, ainsi que quelques rares points en outre en Provence (Puissegur, 1967). Plusieurs mentions dans les Bouches-du-Rhône indiquent que l’espèce y semble bien représentée (1947, Timon David), elle est tout à fait bien connue dans ce département, commun en Camargue et autour de l’étang de Berre (A.Blasco) : noté à Marignane (3/5/1947 – Vallon du Pilon du Roy – Timon David), 1 le 12 juin 1998 vers le bassin du Réaltor, 1 le 5 juin 1999 (photographié) à St Chamas (S.Bence), 3 le 20 juin 2002 en Crau (A.Blasco), 2 jeunes subémergeants début juin 2003 en Crau (J.M.Faton, A.Josselin ; photographié). Découvert le 16 juin 2008 à Sainte Tulle (Alpes de Haute Provence), Les Eyguestre sur une prairie humide assez maigre de la Vallée de la Durance (Y.Dubois, Ecosphère ; photo plus bas). (Deliry & Faton 2010). Les mentions sur les autres départements sont postérieures à 2009 et concernent l’enquête nationale sur les Ascalaphes [2019]. Séméria & Berland (1988) connaissent l’espèce dans le Midi de la France : Estérel (Colas, juillet 1938), Cavalaire (Berland, juin 1922), Hyères (Rambur 1842), Marignane (Timon-David, 3 juin 1947), commune en juin-juillet à Banyuls (J.Aubert). On trouve en Corse une espèce très voisine avec Libelloides corsicus.

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©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Dans le Var la capture de cette espèce à Hyères a été faite sur le même biotope que Libelloides coccajus, c’est à dire d’anciennes terrasses cultivées, en friche depuis 6 ou 7 ans, et couvertes d’une végétation de plantes hautes. Alors qu’au début Mai il n’y avait que coccajus (abondant) sans ictericus, le 19 juin 2002 c’est le contraire il n’y a qu’ictericus (abondant), et coccajus n’est plus présent (A.Blasco).


Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 - ©© bysa - Enquête sur les Ascalaphes

© Y.Dubois, Ecosphère - Ste Tulle (Alpes-de-Haute-Provence) le 16 juin 2008

Espèce présente à basses altitudes, jusque sur le pourtour des étangs côtiers : prairies post-halophiles ou formations tolérant une faible salinité
avec Tamaris, Juncus acutus, Juncus maritimus, etc. Présente aussi sur des pelouses xérophiles sur calcaire. Elle est essentiellement littorale mais peut monter jusqu'à 1000 m d'altitude (Mazel 2001). Vole de mai à début juillet, essentiellement en juin (Deliry & Faton 2017).