Ascalaphidae Rambur, 1842
Puer maculatus (Olivier, 1789) - Ascalaphon moucheté
syn. - Ascalaphus maculatus Olivier, 1789, Ascalaphus niger Borkhausen, 1791
Olivier G.A. 1789 - Encyclopédie méthodique. Histoire naturelle. Insectes. Tome quatrième. - Paris.

Le « père » de cet Insecte, Guillaume-Antoine Olivier est un naturaliste et entomologue français. Il rédige ou coordonne de monumentales synthèses sur les Insectes entre 1789 et 1825. Il est engagé par Jean-Baptiste Gigot d’Orcy détenteur d’un très riche cabinet de curiosités naturalistes qui lui a fourni, entre autres, le fameux Ascalaphe moucheté dont nous parlons ici. L’individu de la description initiale venait d’Avignon.

Rare dans le Midi de la France, notamment vers Hyères (Rambur 1842). Espèce très discrète, endémique du Midi de la France. Les observations récentes ont étendu son aire jusqu’au sud de la Drôme (Deliry & Faton 2017) [2]. Berlan & Séméria (1988) ne connaissaient l’espèce que de Nîmes, Marseille et Hyères. Elle est dans les Bouches du Rhône, le Gard (auct.), l’Hérault (Morin & Maldes 2001), les Pyrénées Orientales (Deguergue), le Var (auct.).

Si en 1988, Séméria & Berlan connaissaient l’Ascalaphon moucheté uniquement de Nîmes, Marseille et Hyères, ils avaient oublié que dans la description initiale d’Olivier il s’agissait aussi d’Avignon. Depuis ce petit Insecte a été observé çà et là depuis le Roussillon jusque dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence et fait inattendu dans le sud du département de la Drôme. Sa répartition est limitée au sud de la France et à l’Espagne. L’Ascalaphon moucheté n’est connu nulle par ailleurs dans le Monde : c’est une espèce endémique. Elle est très discrète et difficile à détecter.

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles


Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 - ©© bysa - Enquête sur les Ascalaphes

Observé tant sur des terrains de lapiaz à végétation rare, que sur Gneiss jusqu'à une altitude de 700 m (Deliry & Faton 2017).

L’espèce paraît vraiment fantomatique en vol. Elle peut patrouiller à la manière de certaines libellules à 1 m environ du sol (Mazel, 2001). Au repos elle se tient posée le long de tiges de graminées ou de tiges sèches et verticales de certains arbustes. A rechercher alors au début de pluies légères.


©© bync - Vincent Derreumaux - Alpes-de-Haute-Provence, Cruis le 24 juillet 2009