Lullula arborea

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Lullula arborea (Linnaeus, 1758)

Alouette lulu - Wood Lark - Alaudidae

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Planche de Gould (XIXe siècle)
  • Lullula arborea arborea (Linnaeus, 1758) - Europe jusqu'au Portugal, le nord de l'Espagne, de l'Italie ou des Balkans, Ukraine.
  • Lullula arborea pallida Zarudny, 1902 - Sud de l'Europe, jusqu'en Crimée, le Caucase, l'Iran et le Turkménistan.

On a pu distinguer les oiseaux de Corse et Sardaigne sous Lullula arborea familiaris, par quelques nuances de brun.

Espèce Paléarctique avec tendances thermophiles. Présente jusqu'au sud de la Scandinavie et de la Grande Bretagne de manière diffuse. Elle est plus densément représentée en Allemagne, dans le nord de l'Italie, en Russie, en Ukraine et au nord de Balkans. Elle paraît commune au Portugal et en Espagne qui comprennent près de la moitié des effectifs européens (plus d'un million de couples). Observée en Asie occidentale jusqu'en Iran et au Turkménistan. Les populations de l'Est de la France, de l'Allemagne et du Nord de l'Europe sont migratrices et vont hiverner vers le sud-ouest, jusqu'en Afrique d Nord. Les mouvements sont indiqués aux deux passages : en septembre-octobre et de fin février à avril. Elle est en déclin en Europe occidentale

France - Représentée par le type en France ; familiaris en Corse. Une part des oiseaux migre. A pu nicher dans tous les département ruraux de France, mais de manière très inégale [1]. Elle est plus rare dans le Bassin Parisien et dans le Nord-Est. Sa présence hivernale est plus méridionale et elle paraît alors irrégulière selon les sites dans la moitié Nord du pays. Sédentaire dans le Sud où les effectifs internuptiaux sont augmentés par la venue d'oiseaux migrateurs. 50000-500000 couples. Très fluctuante avec tendances à l'augmentation en France +10% (2000), tendances au déclin -10% (2010) (Jiguet 2011).
Son statut n'a pas fondamentalement évolué au cours du temps. Elle était assez commune dans le pays au début du XIXe siècle.

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••• Poitou-Charentes & Vendée •••

Très commune dans la région où elle est sédentaire (jusqu'à 2 cp/10ha localement). Elle est accompagnée d'oiseaux provenant du Nord et de l'Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est à cette époque répandue comme à la belle saison, sur l'ensemble de la région, mais manque régulièrement en plusieurs points de la Vienne. Elle occupe aussi les îles de Charente-Maritime.

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Rhône-Alpes & Dauphiné VU 2008 (DDm DDw), en déclin dans un contexte défavorable. Nicheuse assez rare à peu commune, migratrice partielle. Aux deux passages, le passage prénuptial tendant à passer inaperçu aux cols. Migrations entre début février et avril et d’octobre à novembre. Quelques centaines de migrateurs aux cols en automne. 8500-20000 cp (1995-98), 2800-10000 (2006).
Record : Exceptionnel d'une 100aine d'oiseaux le 28 novembre 1971 au Péage de Roussillon (Isère - R.Letoublon).
L'espèce est en dynamique de régression : bien que stable encore globalement. Des témoins de régression sont disponibles dans la région, notamment rétrécissement de l'aire de répartition et cas de disparitions locales (1975-95). De nombreux districts naturels ont été désertés entre les années 1970 et 1990 (plus de 5), ce qui souligne une diminution notable de l'espèce. L'espèce tend à décliner globalement dans l'ensemble de la région depuis les années 1980, toutefois, elle progresse localement (Ardèche, Isle Crémieu) et est stable dans la Drôme semble-t-il. Elle est jugée commune sur les Plateaux de la Drôme, dans les Préalpes ainsi que dans les départements du Rhône et de la Savoie et en Ardèche.
Ce sont 334 individus qui sont notés lors du passage prénuptial à l’Ecrinet (Ardèche) constaté du 27 janvier au 29 avril (Villa 2008). 644 passent à Barracuchet (Loire) en 2008 (6 octobre (13 octobre) 22 octobre XLC) (Lorenzini 2009).
Au XIXe siècle elle n'était pas commune près de Lyon (Rhône) [cf. 1855] (Olphe-Galliard 1891).


Clairières, landes, friches, pâturages ; en hiver dans les champs. Recherche les endroit sur sol secs avec arbres, arbustes ou haies, en pentes ou sur des plateaux, des coteaux sableux ou calcaires, milieux ouverts ou quelques clairières. Les forêts ou les secteurs humides sont évités. Elle atteint régulièrement, notamment dans le sud de la France les 1000 m d'altitude et peut accéder à près de 2000 m.
Chante depuis février, jusqu'au mois d'août, mais les jeunes tendent à chanter pendant la mauvaise saison [2]. Quelques tendances grégaires en période internuptiale qui débutent dès fin juillet. Passage de migrateurs en septembre-octobre. L'hivernage s'achève fin février et une migration discrète opère jusqu'à début avril. Maturité sexuelle atteinte dès un an.


Jiguet F. 2011 - 100 oiseaux communs nicheurs de France. - MNHN.
Lorenzini N. 2009 - Suivi de la migration postnuptiale à Baracuchet, Loire (42). Synthèse 2008. - CORA Faune Sauvage, Union Régionale des CPIE Rhône-Alpes.
Olphe-Galliard L. 1891 - Catalogue des Oiseaux des environs de Lyon. - Pitrat Ainé, Lyon.
Villa G. 2008 – Synthèse de l’observation de la migration prénuptiale au col de l’Escrinet (Ardèche) du 24 janvier au 15 mai 2007. – Le Bièvre, 22.


[1] - 0,4 cp/10ha en Ardèche et jusqu'à 1-3 cp/10ha en Auvergne, ou jusqu'à 2 cp/10 ha en Poitou Charentes ou dans le Limousin.
[2] - Chante généralement depuis février jusqu’au cœur de l’été. On constate néanmoins de nouveaux chants en automne. Informations prises, il s’agit généralement de jeunes oiseaux qui fréquentes à cette occasion les mêmes habitats que ceux occupés lors de la nidification printanière.