Kiwi Niort (Refuge LPO)

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Kiwi Niort (Refuge LPO)

Déclaration du refuge le 7 février 2021 – Suivi depuis le 25 novembre 2020

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Les Oiseaux fréquents du refuge

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Accenteur mouchet (Prunella modularis) – Cet oiseau s’est manifesté au cœur de l’hiver par ses chants soutenus en journée. C’est alors une des seules espèces à chanter de manière quasi régulière. C’est un oiseau présent généralement en moyenne montagne, mais qui au bénéfice de certaines facéties écologiques est présent dans les plaines de l’Ouest et du Nord-Ouest de la France.

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Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) – Il piaille régulièrement dans le vieux figuiers ou sur quelques fils téléphoniques du secteur, mais début février, les couples ne sont pas installés. L’oiseau est toujours grégaire à son habitude internuptiale. Il chante dans les bandes de ses congénère comme pour faire des concertos. Il y avait début décembre un important dortoir sur les antennes du Pontreau. Celui-ci s’est déplacé au cœur de l’hiver, mais tend à se reconstituer début février. L’Etourneau est initialement un oiseau oriental qui s’est installé en Europe occidentale de manière particulièrement sensible dès les années 1950, voire auparavant. Il s’est habitué aux villes et y a progressivement installé des dortoirs parfois spectaculaires. Il est tout à fait régulier à Niort, et, c’est un des oiseaux les plus réguliers du refuge. Parfois présent en petites bandes dans les pelouses.

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Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) – Je l’ai entendue de temps à autre, mais assez régulièrement en hiver, dans les ronciers et les bouquets de lierre du site. C’est un oiseau essentiellement migrateur et qui devrait se trouver sous de meilleurs climats, néanmoins quelques individus hivernent dans nos localités, tout particulièrement si des murs de lierres sont importants.

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Merle noir (Turdus merula) – Discret au cœur de l’hiver, il est néanmoins présent, isolé ou par quelques individus. En janvier on entend les premiers cris territoriaux et on note quelques poursuite, mais toujours pas de chant. Ceux-ci ont commencé de manière très limitée encore début février. Le Merle noir a une écologie ambivalente, présent dans les secteurs urbains, il peut être très rare dans quelques villes. Il est plus régulièrement dans les campagnes. Dans l’Est les chants commencent très tôt comme à Vienne ou à Grenoble où j’ai pu entendre cet oiseau régulièrement en janvier et parfois même en décembre. Dans les campagnes et… à Niort les chants sont plus tardifs et ne commencent qu’en février et encore (à suivre). L’installation n’est pas encore effective. A noter que les oiseau du Poitou, et notamment de Niort ont un patois avec des chants particulièrement simplifiés : de nombreuses notes manquent par rapport aux chants plus « traditionnels ».

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Moineau domestique (Passer domesticus) – Une belle bande fréquente le site et piaille à qui mieux mieux. Ils affectionnes le figuier car il est envahi par les ronces et il sert de refuge efficace (nous ne le couperons donc pas, malgré son aspect peu esthétique et peu conventionnel). Le grand laurier sert aussi de refuge. C’est avec l’Etourneau l’oiseau le plus nombreux et le plus fréquent du refuge. Le Moineau domestique, s’il sait vivre dans les campagnes, est anthropophile… parfois à son grand dam, car les villes polluées perdent leurs insectes et leurs Moineaux : j’ai vu disparaître les Moineaux à Paris ou dans son jardin botanique. Avec espoir j’écoute le moindre cri à la recherche d’un oiseau plus Friquet, mais pour l’heure mes recherches restent vaines.

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Mésange charbonnière (Parus major) – Peu nombreuse, elle est régulière sur le refuge. Elle a pu faire entendre ses chants lors de quelques belles journées d’hiver. Les chants diurnes sont devenus réguliers depuis la toute fin du mois de janvier. Nous n’avons pas installé de mangeoire car nous considérons outre le fait que les oiseaux doivent d’abord être autonomes pour leur nourriture, que les ressources alimentaires sont suffisantes sur le site. De plus l’hiver ne s’est pas montré particulièrement rigoureux. Ailleurs la Mésange charbonnière est un hôte régulier des mangeoires. C’est un oiseau qui vit tant en ville que dans les campagnes, pour peu qu’il trouve des cavités qui lui servent de refuge en hiver ou de nid au printemps.

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Pie bavarde (Pica pica) – Elle n’habite pas à proprement parler le territoire réduit du refuge. On la voit néanmoins régulièrement de passage seule ou en petites compagnies de quelques oiseaux sur les toits du voisinage, ou, de passage en vol. C’est un oiseau sédentaire qui réalise des nids caractéristiques en boule dans les zones périurbaines ou les arbres des campagnes. La nidification commence très tôt en saison.

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Pigeon ramier (Columba palumbus) – De passage régulier par voie aérienne au-dessus du terrain, il arrive à un individu de s’arrêter pour chanter un peu. On en voit parfois se chamailler sur les toîts. Le Pigeon ramier n’est pas un oiseau fondamentalement urbain. C’est une espèce forestière qui présente deux populations, l’une migratrice, l’autre sédentaire. La population sédentaire est en augmentation et s’installe depuis plusieurs décennies dans quelques villes. Il y a de plus en plus de villes en France ayant désormais sa population de Ramier. C’est un oiseau parfaitement sauvage à la différence du Biset et qui ne présente pas de caractère anthropophile.

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Rougegorge familier (Erithacus rubecula) – Ce sont pour l’instant des visiteurs venus du bout d’Europe qui sont ici. Récemment un oiseau norvégien bagué a été contrôlé dans les Deux-Sèvres. Je ne pense pas avoir un authentique poitevin sédentaire dans le terrain et ses alentours. Il est peu nombreux car territorial même en période internuptiale, mais très régulièrement constaté. On l’entend par ses petits cris ou même par ses chants. Les chants sont nocturnes (un fait récent pour cet oiseau que nous avions constaté dans la région grenobloise dès les années 1980) et commencent depuis fin janvier dès 4h00 du matin. Par contre ils cessent vers l’aube et sont encore rares en journée. Les nicheurs ne sont pas encore installés, ou, du moins je ne le crois pas.

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Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) – Présente en hiver, elles va de temps à autre chanter sur l’antenne de télévision. Nous attendons donc sa nidification pour ce printemps, mais l’installation début février, n’est pas encore très claire. Cet oiseau vient d’Orient, elle était en Anatolie et en Asie voisine et a patiemment colonisé l’ensemble de l’Europe. Elle est arrivée en France dans les années 1950-1960. Son expansion se poursuit encore de nos jours avec parfois quelques changements de comportement : mouvements migratoires se mettant en place, colonisation des zones de campagnes jusqu’alors négligées (fermes, mais aussi bocage…).

Ici se termine la liste des oiseaux régulièrement contactés sur Kiwi Niort depuis fin novembre 2020. Il y aura assurément au printemps de nouvelles espèces.

Nota : Les petites icônes d’oiseau transformées avec un fond transparent, proviennent du site Refuges LPO.

Oiseaux des jardins

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Météo - Kiwi Niort

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Chiroptères - Kiwi Niort