Inventeurs et paternité des données

Données naturalistes

Dans les années 1980 nous avons été nombreux à exprimer majoritairement la nécessité de reconnaissance des données naturalistes. C’était à l’époque un des objet du Secrétariat Faune-Flore du Muséum de Paris. On parlait d’inventeur pour désigner l’expert qui avait réalisé la démarche de détermination utile à la finalisation de la donnée.

On voit depuis les années 2010 de plus en plus d’organismes qui bien que récoltant massivement des observations dans le cadre notamment de sciences participatives qui ne respectent plus la notion de paternité des données. C’est en particulier le cas de Faune France qui sous principe d’application du RGPD floute les données sous la notions de mentions agrégés. On se retrouve en conséquence avec des données dénuées d’une part de leur valeur scientifique. Notons à ce sujet que lors d’un récent Comité de pilotage de Faune France en novembre 2021, cette problématique est désormais prise en compte et sera corrigée sur le portail en ligne prochainement.

C’est ainsi que plusieurs millions d’observations se retrouvent sur le site de l’INPN ou livrées sur la plateforme mondiale du GBIF avec la mention Anonyme ou avec un numéro à la place de notre nom.

L’observateur, la date, la détermination et la localité sont autant d’ingrédients qui composent la qualité d’une donnée et lui donne son intégrité.

Plus récemment certains organismes ou programmes respectent de nouveau les observateurs et attribuent la paternité aux experts que nous sommes en quelques sorte, ce qui est un élément fondamental qui permet aussi de renforcer la validité des observations.

Le programme sur les Coléoptère saproxyliques garantie à chacun d’avoir son nom attaché à sa donnée – Extrait du webinaire du 20 novembre 2021

C’est un débat dont les fondements ont été discutés depuis le début du XXe siècle déjà. Nous considérons ici qu’outre l’importance de relier l’expert à l’observation qu’il a réalisée, que le fait de mettre en ligne ses observations à son nom par exemple est un acte de publication (rendre public) et ce fait est parfaitement en accord avec le RGPD. Il n’y a pas lieu de contourner la qualité des observations sous principe de mauvaise application de ce Règlement en agrégeant et floutant les observation.