Oiseaux de France (Résumé)

OiseauxFrance

Voir aussi → Oiseaux du Grand PoitouTaxonomie ancienne des Oiseaux de France

••• non Passereaux •••

Galliformes – Numididés, Odontophoridés et Phasianidés (Pintades, Colins, Cailles, Faisans, Perdrix, Tétras…)
  • Caille des blés (Coturnix coturnix) – Un oiseau très précoce chante le 31 mars 2021 à Plauzat (Puy-de-Dôme) (A.Picard in Brugerolle & al. 2024).
  • Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) – N’habitait au XVIIIe siècle que très peu de contrées en France : Montagnes du Dauphiné, autrefois en Provence, Porquerolles et Touraine. Corse. En Dauphiné, l’espèce est dans les secteurs de piémont, autrefois vers Die, Mont du Forez [?] (de Marolles 1788).
Planche de Naumann (XIXe siècle)
  • Perdrix bartavelle (Alectoris graeca) – NT France – Selon de Marolle (1788) cette espèce ne se montre que dans quelques provinces méridionales de France, particulièrement en Dauphiné dans les environs de Die, Gap et Embrun. Elle est en altitude en Haute-Savoie, secteurs à Rhododendrons, généralement entre 1500 et 2000 m (Poncy 1914). Elle est aujourd’hui dans les les massifs montagneux de l’Isère, mais manque en Chartreuse. Jamais en grand nombre on la trouve au-dessus de la limite des arbres en été, et elle descend plus bas en hiver selon un phénomène de transhumance. Une certaine pression de chasse, conduit à son déclin. Lavaudan (1932) avait déjà une vision similaire de l’espèce.
Ansériformes – Anatidés (Oies, Canards, Cygnes, Tadornes…)
Gaviiformes – Gaviidés (Plongeons)
  • Plongeon imbrin (Gavia immer) – Observé avec une certaine régularité en hiver sur le Léman, notamment à Excenevex (31 décembre 1998, A.Chappuis).
Procéllariiformes – Diomedéidés, Procéllariidés et Hydrobatidés (Albatros, Fulmars, Pétrels, Puffins, Océanites…)
  • Puffin fuligineux (Puffinus griseus) – 10 septembre 1909 (Vendée : Anfries 1909).
  • Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorrhoa) – Régulier sur la façade atlantique au début du XXe siècle, lors des tempêtes d’automne, l’espèce pénétrant dans l’estuaire de la Gironde (Bon 1913), ainsi que plus exceptionnellement dans le terres (Guérin 1932).
Podicipédiformes – Podicépididés (Grèbes)
  • Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) – Ne niche régulièrement en France qu’en quelques endroits : Camargue, Dombes, Forez, Brenne. Lebreton (1977) signale 200-250 couples sur Rhône-Alpes. Les arrivées sur les sites de nidifications se faisaient alors vers la mi-mars. Pontes entre avril et mi-juillet et dispersion postnuptiale dès août, avec attardés jusque vers le 20 novembre. L’hivernage en Rhône-Alpes essentiellement sur Miribel-Jonage, les lacs d’Annecy et du Bourget et surtout le Léman (plus d’un millier) (op. cit.).
Phoénicoptériformes et Ciconiiformes – Phoénicoptéridés, Ciconiidés, Threskiornithidés et Ardéidés (Flamants, Cigognes, Ibis, Spatules, Aigrettes, Hérons…)
  • Cigogne blanche (Ciconia ciconia) – Alors que les populations du pays s’étaient effondrées à une douzaine de couples après la seconde moitié du XXe siècle, pour la quasi totalité situés en Alsace, l’espèce a repris une lente, mais spectaculaire progression. Ainsi par exemple, rien que la population connue en Poitou-Charentes est-elle portée à 628 couples en 2020 (LPO Info Poitou-Charentes n°11).
Suliformes – Fregatidés, Sulidés et Phalacrocoracidés (Frégates, Fous, Cormorans)
  • Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) – On a pu voir l’espèce à l’intérieur des terres comme vers Montluçon dans l’Allier, près de l’eau en 1896 au Vallon en Sully (Villatte des Prûgnes 1912). En Provence c’était au début du XXe siècle, très rare (L’Hermitte 1916).
    • Purenne R. 2023 – Le Cormoran huppé Phalacrocorax aristotelis aux îles Saint-Marcouf (Manche). – Alauda, 91 (1) : 27-44.
Accipitriformes – Pandionidés et Accipitridés (Rapaces diurnes p.p.)
Planche de Martinet (1796)
  • Aigle pomarin (Clanga pomarina) – Réputé au cours de l’Antiquité, je pense que c’est cette espèce qui est sur les armoiries, bannières ou monnaies. Aristote (~ 350 BC) l’appelle Melaeneatos ou Lagophonos, Pline (~ 50), Valeria et Belon (1555) confirme ces noms, ajoutant l’Aigle noire (n.f.) ainsi qu’en latin, Pulla, Fulvia et Leporia. Capturé en Côte d’Or en 1798 vers Pagny en bord de Saône (Bounder 1807), nicheur rare en France (Etoc 1909), parfois dans le Dauphiné selon Lavaudan, certainement dans le Gard, probablement dans le Centre, les Vosges et le Jura (Etoc 1913).
  • Busard des roseaux (Circus aeruginosus) – Il s’agit tout simplement du Busard pour Buffon. Autrefois dans presque tous les marais et étangs des Deux-Sèvres (Guillemeau 1906). Encore sur tous les étangs vers Argenton-Château (Deux-Sèvres – Bureau 1913). Commun dans l’Indre (Rollinat 1910).
  • Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) – Espèce très commune dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres) (Bureau 1913). C’est alors une espèce en déclin séculaire. Son déclin récent est inquiétant dans le Marais Poitevin [2022].
  • Vautour moine (Aegypius monachus) – Connu aussi chez les anciens auteurs sous les noms de Vautour noir, Vautour arrian ou Grand Vautour, cette espèce est rare et niche localement dans la Péninsule ibérique, aux Baléares et dans les Balkans. Elle est plus répandue en Anatolie ou dans le Caucase. Elle a disparu en bien des endroits (détails ici). La quasi totalité des quelques 1000 couples connus dans les années 1990 se trouvait en Espagne. L’espèce niche en quelques rares points des Cévennes et dans le Sud des Alpes, dans le cadre de campagnes de réintroduction en France. Pour Crespon (1844) ce visiteur dans les Pyrénées était accidentel en Provence : signalé dans les Alpilles où il arrive courant mai et est assez rare. Bailly (1853-54) le connaît dans le Languedoc et accidentel en Savoie. Des groupes d’une centaine ont été observés en 1855 et 1856 vers Agen (Degland & Gerbe 1867). Mes recherches montrent que jusqu’en 1900, il y a eu quelques observations dans les Cévennes. Niche [encore] dans les Pyrénées et les Alpes méridionales selon Etoc (1909), l’espèce ayant été vue dans le Dauphiné (Lavauden 1910), elle était selon L’Hermitte (1915) de passage chaque année en Provence, mais a disparu. Les premiers lâchers de réintroduction datent de 1992 dans les Cévennes et la première reproduction a été enregistrée en 1996. L’oiseau alors en déplacement a été revu dans les Alpes dès 2002 et ce, jusque dans le Valais en Suisse. On le voit bien que rarement ensuite régulièrement dans les Alpes françaises où sa réintroduction effective [AP] est légèrement plus tardive dans les années 2000. Un première aire est alors signalée en 2007 à Rémuzat (Drôme).
Falconiformes – Falconidés (Faucons)
  • Faucon crécerellette (Falco naumanni) – En Espagne, ce Faucon est bien suivi depuis près de 70 ans. Si ses populations y ont fortement décliné entre les années 1950 et 1990, elles ont augmenté jusqu’aux années 2010 pour de nouveau baisser fortement (taux de 6% annuel) depuis 2012, tout particulièrement en raison de la diminution de ses ressources alimentaires (grands Orthoptères) (Aparicio & al. 2022).
  • Faucon gerfault (Falco rusticolus) – Buffon le nomme tout simplement Gerfault. Rarement vu en Ecosse ou dans les Orcades. L’oiseau est utilisé pour la fauconnerie en Islande, Russie, France, Italie, Perse ou Turquie (Bewick 1797). Accidentel en France.
  • Faucon pèlerin (Falco peregrinus) – Nouvellement nicheur en plein Lyon (Tissier & Iborra 2024).
Otidiformes et Gruiformes – Otididés, Rallidés et Gruidés (Outardes, Foulques, Marouettes, Râles, Grues…)
  • Outarde canepetière (Tetrax tetrax) – En déclin en France.
Charadriiformes [1] (Limicoles) – Burhinidés, Récuvirostridés, Charadriidés, Scolopacidés et Glaréolidés (Œdicnèmes, Avocettes, Échasses, Gravelots, Pluviers, Bécassseaux, Chevaliers, Courvites, Glaréoles…)
  • Barge rousse (Limosa lapponica) – Plutôt rare aux deux passages ((VIII) IX (mi-XI) • mi IV – mi V). Semble en déclin, car par exemple dans les Deux-Sèvres, l’espèce n’a pas été revue depuis 2015 (Fouquet 2021). Certains hivernants peuvent venir de très loin comme le Taïmyr (Rousseau & al. 2021).
  • Bécasseau rousset (Tryngites subruficolis) – Cette espèce occasionnelle en Europe est d’origine Néarctique. Elle a été observés notamment du 28 septembre au 8 octobre 1995 dans les Deux-Sèvres (Lac du Cébron : Amouet 1996 in Fouquet 2021).
  • Bécasseau tacheté (Calidris melanotos) – Espèce néarctique, rare mais régulière en France. Les venues en IX semblent significativement plus importantes.
  • Bécasseau violet (Calidris maritima) – Niche dans les terres en Scandinavie dans les toundras, migrateur partiel, se disperse sur les côtes Scandinaves ou descend migrer jusque dans le nord de l’Espagne en hivernage. En période internuptiale ce Bécasseau recherche tout particulièrement les côtes rocheuses battues par les vagues. Passage d’automne marquée en octobre et novembre. Strictement littoral en France, ne pénètre que très exceptionnnellement dans les terres (En Rhône-Alpes seulement deux données précises : 24 novembre 1847 : Lac d’Aiguebelette ; 26 décembre 1851 : Lac du Bourget ; très irrégulier en Dauphiné au début du XXe s.).
  • Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes) – Accidentel d’origine Néarctique (près d’une quinzaine de mentions). – 1ère hivernale : 7 décembre 1982 (Deux-Sèvres – Fouquet 1985).
  • Chevalier combattant (Philomachus pugnax) – Rare aux passages ((VI) VII-XI et II-V (VI)), à préciser… surtout sur les marais proches du littoral.
  • Chevalier culblanc (Tringa ochropus) – Localement commune ou régulière, cette espèce s’observe de manière relativement continue en période internuptiale depuis juin à avril. La migration postnuptiale entamée dès juin, culmine en juillet-août et peut s’allonger jusqu’en novembre puis se fond pour quelques individus dans la période d’hivernage. Quelques premiers passages prénuptiaux sont lisibles dès janvier a priori et ils sont caractérisés depuis mars à début avril. Le retour se fait en effectifs plus faibles. C’est une espèce souvent solitaire ou signalée en petits groupes. Des records passent toutefois plusieurs dizaines d’individus ensemble.
  • Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) – Un des Chevaliers les plus régulièrement observé en France. On peut l’observer toute l’année. Bien qu’il puisse montrer des comportements nuptiaux en divers endroits, il ne se reproduit en réalité que dans les vallées hautes formées de bancs de galets, en moyenne montagne. Ainsi la découverte en 1980 d’une ponte prédatée dans le Marais Poitevin, relève de l’exception. Plus nombreux aux passages (VII-X et IV-V), hivernage plus irrégulier, le moins de juin est une période creuse. Un maximum dans les Deux-Sèvres de 170 oiseaux a été enregistré au Lac du Cébron selon Fouquet (2021).
  • Chevalier sylvain (Tringa glareola) – Assez commun aux deux passages dans l’ouest notamment dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021).
  • Courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) – Régulier, voire commun aux passages en France au XIXe, cette espèce n’a pas été revue nulle part dans le Monde depuis 15 ans, et le dernier en France a été observé en 1991 à Ouessant (Deliry 2019).
  • Courlis cendré (Numenius arquata) – Populations en déclin en Europe (VU 2015) (plus de 30% sur 3 décennies ; près de 60% en Grande-Bretagne). Cette espèce niche généralement en faible nombre en France. Elle est migratrice et localement hivernante. Passage postnuptial en deux vagues (VIII-IX puis XI) ; le passage prénuptial, localement fondu avec l’hivernage, se poursuit jusqu’en III, voire IV. Les oiseaux à destination nordique migrent plus tardivement. C’est une espèce chassée, menacée en France (6000 individus au plan de chasse 2019-2020 : Deliry 2019).
  • Courlis corlieu (Numenius phaeopus) – Peu commune aux passages ((VI) VII-VIII (IX)) et (IV-V (VI)). On note des groupes records de 20 individus dans les Deux-Sèvres et un cas exceptionnel de 195 individus le 29 avril 1986 à Mouzé-Thouarsis (Fouquet 2021).
  • Huîtrier pie (Haematopus ostralegus) – Cette espèce est très rare à accidentelle dans les terres. Par exemple dans les Deux-Sèvres, elle n’a pas été observée plus d’une douzaine de fois (Fouquet 2021).
  • Pluvier doré (Pluvialis apricaria) – Localement commun, grégaire, il est apparemment en augmentation en période internuptiale ((VIII) X-III (IV)) comme dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021). Il peut être vu, mais beaucoup plus rarement le reste de l’année. L’augmentation des effectifs globaux paraît liée à un déplacement de l’aire de répartition, car l’espèce est fondamentalement en déclin.
  • Vanneau huppé (Vanellus vanellus) – Dans les Deux-Sèvres s’il peut être commun en période internuptiale, il ne niche qu’en faible nombre. Rassemblements postnuptiaux dès fin VI, passages en X-XI et en I-III. Les grands froids se traduisent par une fuite et des déplacements des oiseaux hivernants. Venue d’oiseaux nichant en Belgique.
  • Vanneau sociable (Vanellus gregarius) – Occasionnelle à très rare en France en période internuptiale : par exemple 6 mentions (III-X et XII) dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021).
Charadriiformes [2] – Laridés, Stercorariidés et Alcidés (Goélands, Mouettes, Guifettes, Sternes, Labbes, Guillemots, Macareux, Pingouins…)
Grand Pingouin (Pinguinus impennis), un oiseau éteint
Harmer & Shipley (1899)
  • Grand Pingouin (Pinguinus impennis) – Une des rares espèces européenne d’Oiseaux qui soit éteinte. Cet oiseau a vécu et de toute évidence niché en France au début de l’Holocène.
  • Labbe parasite (Stercorarius parasiticus) – Il s’agit d’une espèce relativement rare, vue en déplacement, y compris dans les terres comme dans les Deux-Sèvres (cinq mentions) (Fouquet 2021).
  • Labbe pomarin (Stercorarius pomarinus) – Il s’agit d’une espèce rare vue en déplacement, y compris dans les terres comme dans les Deux-Sèvres (deux mentions) (Fouquet 2021).
  • Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) – Venue d’oiseaux originaires d’Allemagne ou d’Angleterre… Localement nombreuse en hivernage comme dans les Deux-Sèvres par exemple.
Ptérocliformes et Colombiformes – Ptéroclididés et Colombidés (Gangas, Pigeons, Tourterelles…)
Psittaciformes – Psittacidés (Perruches, Perroquets…)
Cuculiformes – Cuculidés (Coucous)
Strigiformes- Tytonidés et Strigidés (Chouettes, Hiboux…)
Planche de Bewick (1797)
  • Hibou des marais (Asio flammeus) – Nommé aussi Hibou brachyote, on le notait de passage en septembre vers Lyon dans le Rhône (Olphe-Galliard 1891). C’était un oiseau peu commun dans le bocage des Deux-Sèvres, sauf lors des pullulations de Campagnols, où il est alors plus fréquent (Bureau 1913).
Caprimulgiformes – Caprimulgidés (Engoulevents)
Apodiformes – Apodidés (Martinets)
  • Martinet des maisons (Apus affinis) – Accidentel (Pays Basque : de Montaudoin 2020).
  • Martinet pâle (Apus pallidus) – Cette espèce niche notamment en Corse, par exemple à Bastia (Thibault 2023).
Coraciiformes – Coraciidés, Alcédinidés er Méropidés (Rolliers, Martins-pêcheurs, Guêpiers…)
Bucérotiformes – Upupidés (Huppes)
  • Huppe fasciée (Upupa epops) – Si des données hivernales sont désormais connues dans le Midi, et, en particulier dans le Roussillon, deux mentions de janvier et février 2022 en Auvergne sont à signaler (Brugerolle & al. 2024) : voir aussi Blanc (1982).
Piciformes – Picidés (Pics, Torcols)

Passeriformes (Passereaux)

Laniidés (Pies-grièches)
Viréonidés (Viréos)
Oriolidés (Loriots)
Corvidés (Chocards, Choucas, Corbeaux, Corneilles, Pies…)
Planche de Bewick (1797)
  • Corneille mantelée (Corvus cornix) – Les informations données par Bewick (1797) pour l’Angleterre sont en rapport avec une espèce migratrice. Il dit qu’elle arrive en même temps que les Bécasses et s’en va au printemps se reproduire dans d’autres pays. En été, elle se reproduit dans les pins dans le nord du pays et dans les montagnes. C’est curieux !
Bombycillidés (Jaseurs)
Paridés, Rémizidés et Panuridés (Mésanges)
Alaudidés (Alouettes, Cochevis…)
  • Alouette haussecol (Eremophila alpestris) – Internuptiale très rare à occasionnelle. Seguin-Jard (1922) signale un mâle acquis le 29 novembre 1921 à l’Aiguillon sur Mer (Vendée).
Hirondinidés (Hirondelles)
Cettidés (Bouscarles)
Aégithalidés (Mésanges à longue queue)
Phylloscopidés (Pouillots)
Acrocéphalidés, Cisticolidés et Locustellidés (Hypolaïs, Phragmites, Rousserolles, Cisticoles…)
©© bysa – C.Pastor – Wikimedia commons
  • Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) – Nicheuse migratrice assez rare en France, en déclin. Très occasionnelle en hiver. Elle niche essentiellement dans la moitié est du pays, ainsi que dans le Midi et en Corse. Il y a quelques nicheurs dans les marais de l’Ouest. Elle part hiverner en Afrique et ne s’observe que d’IV à IX. En fort déclin en Poitou-Charentes, notamment dans le Marais Poitevin (Thomas & Godet 2019).
Sylviidés (Fauvettes)
  • Fauvette à lunette (Curruca conspicillata) – L’espèce a niché pour la première fois dans le Cantal en 2020, phénomène non renouvelé les années suivantes (Brugerolle & al. 2024).
  • Fauvette pitchou (Sylvia undata) – C’est le Pitchou de Provence selon Buffon. Rare en Angleterre, trouvée par hasard près de Dartford dans le Kent, vers la fin du XVIIIe siècle, d’où son nom anglais de Dartford Warbler. Trouvé ensuite en plus grand nombre, hiverne parfois (Bewick 1797).
Régulidés (Roitelets)
Troglodytidés (Troglodytes)
Sittidés (Sittelles)
Corse le 9 septembre 2011
©© bysa – Christophe Morning – Wikimedia commons
  • Sittelle corse (Sitta whiteheadi) – Une seule espèce d’Oiseaux est endémique de France, la Sittelle Corse. Elle vit dans les forêts de Pin laricio d’altitude. Elle descend plus bas en hiver. Ses populations sont estimées à près de 2000 individus et elles semblent en déclin.
Tichodromidés (Tichodromes)
Certhidés (Grimpereaux)
Sturnidés (Étourneaux…)
  • Martin roselin (Sturnus roseus) – Buffon le nomme le Merle de coule de rose. Il est rarement rencontré en Angleterre où il est simplement en visite. Il se trouve dans diverses parties de l’Europe, l’Afrique et il est donc « migrateur » (Bewick 1797). On l’a capturé à Lyon (un jeune tué le 17 septembre 1865 (Olphe-Galliard 1891) et trois individus on été vus à St Bernard en Val de Saône lors de l’importante invasion signalée cette même année (RfO, 24 : 78). Une femelle a été tuée le 22 octobre 1913 à l’Aguillon (Vendée) (Seguin-Jard 1915).
Turdidés (Grives, Merles…)
Muscicapidés (Agrobates, Gobemouches, Rossignols, Rougegorges, Traquets…)
Cinclidés (Cincles)
  • Cincle plongeur (Cinclus cinclus) – Des fossiles du début de l’Holocène son connus en Chartreuse et en Basse Vallée de l’Isère. Au XVIIIe siècle l’espèce était signalée dans les montagnes d’Auvergne, du Bugey et des Vosges.
Passeridés et Prunellidés (Moineaux, Accenteurs)
  • Moineau domestique (Passer domesticus) – Il s’agit du Moineau franc selon Buffon. Cette espèce sédentaire [en Angleterre], y est familière, y compris dans les endroits les plus fréquentés et bruyants des villes (Bewick 1797).
Motacillidés (Bergeronnettes, Pipits…)
Fringillidés (Fringilles)
  • Pinson du Nord (Fringilla montifringilla) – C’est le Pinson d’Ardennes de Buffon. Elle originaire des pays septentrionaux [de l’Europe] d’où elle se répand dans diverses partie du continent, notamment dès la mi-août dans les collines du Cumberland en Angleterre. En France les [dortoirs] sont tels qu’ils sont marqués par les fientes des oiseaux et on peut en tuer chaque nuit plus de cent douzaines pendant une grande partie de l’hiver (Bewick 1797). Elle ne niche pas et ne reste en Deux-Sèvres que par grands froids, parfois très commun, en décembre et en janvier (Guillemeau 1806).
  • Venturon montagnard (Serinus citrinella) – Vieillot (1820-30), le nomme encore Venturon de Provence. Il dit cet oiseau plus commun en Italie, Espagne, Portugal et en Provence, plus rare en Bourgogne, Lorraine ou en Allemagne.
Embérizidés et Calcariidés (Bruants…)
  • Bruant jaune (Emberiza citrinella) – Buffon le nomme tout simplement Bruant, et, il s’agit d’une espèce commune et vue sur tous les chemins ou les haies d’Angleterre, en Italie cette espèce est engraissées à la manière de l’Ortolan (Bewick 1797). L’espèce est en net déclin en France, comme dans le Marais Poitevin [2022].
  • Bruant ortolan (Emberiza hortulana) – Autrefois cet oiseau migrateur, présent à la belle saison entre mai et septembre en Deux-Sèvres par exemple, était suffisamment commun pour posséder des noms locaux comme à Niort (Deux-Sèvres), le Bintu. Dans ce département il était cité de diverses localités de plaine (Guillemeau 1806). Il était commun dans le Sud de la France, mais rare dans le Nord, passant notamment au printemps (Vieillot 1820-1830). Très commun en été vers Lyon, il nichait dans les Vignes (Olphe-Galliard 1855), département du Rhône où l’espèce était encore citée dans les Mont d’Or au milieu du XXe siècle (Douaud 1952 in Tissier 2018). Sur ce dernier département l’Ortolan ne niche plus et n’est plus observée qu’aux passages (Tissier 2018).

Références

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  • Aristote ~ 350 BC – [A préciser !]
  • Bailly J.B. 1853-54 – Ornithologie de Savoie. – Paris, Chambéry, 5 volumes.
  • Belon du Mans P. 1555 – L’histoire de la nature des oyseaux. – Paris. – [Belon 1555]
  • Bewick T. 1797 – History of British Birds. Vol.1 (Land birds). – Hodgson, Newcastel : 335 pp. – ONLINE
  • Blanc G. 1982 – Tentative d’hivernage d’une Huppe fasciée (Upupa epops) dans le Puy-de-Dôme. – Le Grand Duc, 21.
  • Bon M. 1913 – Note sur des captures faites à Royan. – Revue française d’Ornithologie, 45.
  • Bounder (Dr) 1807 – Statistiques du Département de la Côte dOr. – Catalogue des Oiseaux.
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  • Bureau G. 1913 – Catalogue des Rapaces et des Grimpeurs observés dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres). – Revue française d’Ornithologie, 52/53.
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  • de Marolles M. 1788 – La Chasse au fusil. – Paris, Barrois.
  • de Montaudouin A. 2020 – Observation d’un Martinet des maisons Apus affinis au Pays basque. – Le Casseur d’os, 20 : 118-120.
  • Degland C.D. & Gerbe Z. 1867 – Ornithologie européenne. Tome 1. – Baillières et Fils, Paris.
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  • Etoc G. 1909 – Les Oiseaux de France. Leurs œufs et leurs nids. – Revue française d’Ornithologie, 4+5/6.
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  • Fouquet M. 1985 – Un Petit Chevalier à pattes jaune (Tringa flavipes) sur le plan d’eau du Cébron. – Le Lirou, 6 : 10-12.
  • Fouquet M. 2021 – Phénologie des oiseaux migrateurs en Deux-Sèvres. Première partie : les laro-limicoles. – Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres.
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  • L’Hermitte J. 1916 – Contribution à l’étude ornithologique de la Provence (suite). – Revue française d’Ornithologie, 83+90.
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  • Tissier D. 2018 – Catalogue des Oiseaux des Environs de Lyon. Retour en l’an 1891. – L’Effraie, 48.
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  • Vieillot L.P. 1820-30 – Faune française. – Levrault, Paris.
  • Villatte des Prûgnes R. 1912 – Catalogue raisonné des Oiseaux observés dans l’arrondissement de Montluçon. – Revue française d’Ornithologie, 39.