Unionida Gray, 1854

Mollusques

Ordre des Unionidés – Mulettes, Anodontes

Anodonta anatina (Linnaeus, 1758)

Anodonte des rivières

Planche ancienne
Collectoon de l’Université d’Amsterdam

Les Bivalves de l’ordre des Unionidés sont parmi les animaux les plus menacés de la planète. Ils sont endo-benthiques, vivant partiellement enfouies dans le substrat et vivent dans les eaux douces.

Anodonte des rivières

Europe depuis l’Espagne à la Russie. Elle est présente dans de nombreux départements de France.

©© bysa – Francisco Welter-Schultes – Wikimedia commons

Pseudunio auricularis (Sprengler, 1793)

Grande Mulette – Sprenglers’s freshwater Mussel

CR UICN

Cette espèce atteint des dimensions de 20 cm à l’âge adulte pour un poids de 500 g. C’est le plus gros mollusque d’eau douce d’Europe.

C’est une Moule perlière, mais à ne pas confondre avec la véritable Moule perlière (Margaritifera margaritifera). On trouve cette espèce en Espagne (Ebre), France et Italie de manière très localisée. Portugal [?], anciennement voire sub-fossile en Allemagne, Belgique, Pays Bas, Tchéquie, voire Angleterre (fossiles : Tamise). Au Maroc, Pseudunio marocana est parfois considérée comme une sous-espèce.

La larve glochidie, réputée se développer sur les Esturgeons seulement, est en fait prise en charge par les Blennies fluviatiles voire Gambusia holbrooki ou Rhodeus amarus ; les hôtes n’étaient pas connues encore à la fin des années 1990. On trouve encore Gasterosteus aculeatus, Lampetra fluviatilis, Petromyzon marinus ainsi que probablement Silurus glanis, etc. Elle occupe de grands cours d’eau propres comme la Vienne ou la Charente dans leur cours inférieur. Maturité sexuelle vers 12 à 20 ans. Sa longévité est de l’ordre de 100 à 150 ans.

C’était encore au XIXe siècle, une espèce très commune. On la trouvait sur l’essentiel des grands fleuves d’Europe occidentale. Elle a été surexploitée pour ses perles de nacre si bien qu’on l’a cru disparue au début du XXe siècle. Elle est redécouverte dans les années 1990 en Espagne au niveau de l’Ebre, ainsi qu’en France, dans la Vienne et la Charente. Elle est aussi dans l’Aube. Ce sont néanmoins des sujets âgés qui ne se reproduisent pas et l’espèce pourrait être condamnée.

Répartition en France avec présence rare (jaune) à très rare (jaune pâle), disparue (gris), disparue anciennement (noir)
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Grand Poitou – C’est le Patagaux ou le Bedjar de la Charente. On l’a pêché jusque dans les années 1750 pour ses perles nacrées. Elle a par ailleurs été consommée jusque très récemment. Délaissée par les malacologues au XXe siècle, l’espèce semble oubliée. Sa redécouverte dans la Charente date de 2003. On y trouve la plus grosse population mondiale de Grande Mulette (près de 100.000 individus) et contrairement à ce qui est indiqué plus haut on y trouve des jeunes individus. Si l’espèce se reproduit, l’hôte exact de la larve glochidie sur la Charente reste inconnu (Campion 2010). Deux Sèvres Nature Environnement organise au cours de l’été 2020 plusieurs sortie sur « Lex Mulettes du Poitou-Charentes« .

©© byncsa – Vicnent Prié (association Caracol) – INPN
©© bysa – F.Welter Schultes – Wikimedia commons
  • Araujo R. & Ramos M.A. 1998 – Margaritifera auricularia (Unionoidea, Margaritiferidae), the giant freshwater pearl mussel rediscovered in Spain. – Graellsia, 54: 129-130.
  • Campion E. 2010 – La Grande Mulette Margaritifera auricularia sur la Charente. – Biotope.
  • Prié V. & Cochet G. 2011 – Plan national d’actions en faveur de la Grande Mulette. 2012-2017. – Minist. de l’envir. – PDF LINK

Unio pictorum (Linnaeus, 1758)

Mulette des peintres

LC UICN

Cette Moule d’eau douce mesure jusqu’à 14 cm.

Zone moyenne de l’Europe, depuis la France et l’Angleterre à la Scandinavie et la Russie. Essentiel de la France elle manque en Bretagne, dans le Sud, en particulier en Provence et en Corse. La quasi absence de mentions zooarchéologiques révèle soit une faiblesse de prospection, soit plus volontiers une venue postérieure à l’Antiquité en France.

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Grand Poitou – À actualiser pour la Vendée et la Charente, elle mieux connue en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.

Elle est dans les mares, les étangs ou quelques eaux lentes. Substrats limoneux en eaux profondes. Elle tolère des eaux peu limpides et peu oxygénées mais dans une moindre mesure qu’Anodonta cygnea.

Sexe séparés chez cette espèce dont la reproduction a lieu a la fin du printemps. Les larves glochidies restent d’abord réfugiées dans les valves de la mère et vont ensuite se fixer sur les branchies de Poissons et poursuivre leur croissance. A l’état de minuscules moules, quelques mois plus tard, elle se fichent dans le sédiment pour le reste de leur vie.